Jusqu’à présent, la grande majorité des agents commerciaux exerçant dans le secteur alimentaire facturaient leurs prestations au taux réduit de TVA de 5,5 %, sur le fondement de l’article 278-0 bis, A du CGI, qui visait les opérations d’achat, d’importation, d’acquisition intracommunautaire, de vente, de livraison, de commission et de courtage portant sur des produits alimentaires.
La loi de finances pour 2020 a retiré de ce texte les mots « commission » et « courtage », qui visaient directement les intermédiaires tels que les agents commerciaux.
Cette modification s’accompagne d’une décision du Conseil d’État (CE, 11 décembre 2020, n° 440587) jugeant qu’un agent commercial est un intermédiaire transparent qui ne vend pas les produits pour lesquels il s’entremet, et qu’il est par suite assujetti à la TVA au taux normal de 20 %.
Nous regrettons cette solution, qui permet à l’administration fiscale de redresser largement et nous paraît au demeurant contestable : un courtier n’est-il pas toujours transparent ?
N’hésitez pas à consulter votre avocat fiscaliste : des recours nous semblent ouverts. Voir le contentieux fiscal.
Cet article a une vocation d’information générale ; il ne constitue pas une consultation juridique et reflète l’état du droit à sa date de publication.

